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Colloque de recherches sur les transitions écologiques et solidaires
15 juin 2026 · 13h30 – 17 juin 2026 · 17h30
L’université de Caen Normandie organise son premier colloque dédié aux recherches sur les transitions écologiques et solidaires (TES), du 15 au 17 juin 2026 à l’INSPE de Caen, Lysio Jean-Charles (doctorant, LPCN, Université de Caen Normandie) et Cécile Sénémeaud (PR, LPCN, Université de Caen Normandie) interviendront lors de cet évènement.
Organisateur :
Un premier colloque Unicaen sur les TES
L’université organise un colloque interne sur le thème des transitions écologiques et solidaires. L’objectif est de rassembler la communauté intéressée par cette thématique afin de faire un état des lieux des travaux déjà engagés et de susciter de nouvelles collaborations interdisciplinaires. La mise en place d’une structure de recherche interdisciplinaire dédiée aux transitions écologiques et solidaires fera l’objet d’une réflexion commune lors de ce colloque.
Quelle acceptabilité sociale de la transition écologique ?
Des membres du LPCN interviendront lors de cet évènement et apporteront des éléments pour répondre à cette question.

Lysio Jean-Charles prépare un projet de thèse en psychologie intitulée « Partir en Auvergne ou aux Seychelles pour les vacances : le rôle de l’Auto-Contrôle dans la résolution de Dilemmes Climatiques » sous la co-direction de Cécile Sénémeaud (PR, LPCN, Université de Caen Normandie) et de Oulmann Zerhouni (PR, CRFDP, Université de Rouen). Il est impliqué sur le projet de recherche ACDC, du programme PROECO.
Il réalisera une présentation orale lundi 15 juin à 15h30, elle est intitulée :
En velo ou en voiture ? Développement d’un paradigme experimental de dilemme climatique pour mieux comprendre et inciter a l’action pour le climat
Résumé
Lysio Jean-Charles, Cecile Senemeaud, Sebastien Courtin, Olivier Cantat, & Oulmann Zerhouni
Bien que les études sur la promotion des comportements pro-environnementaux (CPE, i.e., des actions qui bénéficient à l’environnement ou qui lui nuisent le moins possible, Lange & Dewitte, 2019) soient désormais courantes en psychologie sociale et environnementale, ce champ d’étude reste confronté à d’importants obstacles méthodologiques qui restreignent la portée explicative et prédictive des travaux. Les échelles auto-rapportées visant à mesurer l’intention ou la fréquence de réalisation des CPE, dominantes dans la littérature, sont associées à de nombreux biais et ne sont que modestement corrélées aux actions climatiques observées en vie réelle (Kormos & Gifford, 2014 ; Lange et al., 2018). Les tâches expérimentales récemment proposées pour répondre à ces limites se veulent plus réalistes mais se concentrent généralement sur des comportements peu représentatifs des arbitrages environnementaux récurrents du quotidien. Plus spécifiquement, la majeure partie du temps, agir pour le climat est coûteux pour soi sur le moment mais procure des bénéfices collectifs et environnementaux à long-terme, à condition que ces comportements soient collectivement adoptés. Ces caractéristiques, qui font des CPE des dilemmes sociaux (Van Lange et al., 2013), ici désignés dilemmes climatiques, manquent pourtant d’être davantage intégrés aux travaux en psychologie environnementale. En particulier, aucune tâche de dilemme d’atténuation du changement climatique n’a été développée à ce jour, faisant ainsi obstacle à une compréhension plus fine des mécanismes à l’œuvre dans les actions climatiques du quotidien.
La communication proposée poursuit ainsi un double objectif : i) passer en revue les mesures existantes des comportements pro-environnementaux pour souligner l’intérêt de les reconsidérer sous l’angle de dilemmes sociaux et ii) présenter une tâche expérimentale novatrice et réaliste de dilemme climatique, conçue dans le cadre d’un travail collaboratif interdisciplinaire. La discussion se fera autour des implications scientifiques et sociétales liés au fait de disposer d’un tel outil, tant pour la compréhension des processus psychologiques sous-jacents à l’action climatique que pour l’élaboration de leviers d’intervention susceptibles de soutenir les politiques publiques.
Cécile Sénémeaud est directrice du LPCN et professeure de psychologie sociale à l’université de Caen Normandie. Elle coordonne le programme de recherche PROECO. Ses travaux de recherche portent sur la compréhension et l’accompagnement du changement, dans le domaine du développement durable, de la transition écologique et de la santé publique. Elle est aussi membre du Giec normand, et chargée des apports psychologiques.
Elle sera également présente lors de cet évènement.

Gratuit sur inscription
